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L’histoire

L’équilibre des opposés

Il nous est impossible de vous donner une date exacte, mais, chose certaine, tout a commencé lorsque Annegret Morf a monté l’escalier d’une vieille ferme toscane dans laquelle elle avait emménagé dans une chambre louée la soirée précédente. Elle montait l’escalier exactement à cette heure car l’autobus en provenance de Florence venait tout juste de la laisser à quelques minutes de marche de là. Elle était allée à Florence pour suivre des cours de restauration et elle y était restée par la suite pour y faire des emplettes.

Au sommet de l’escalier, un téléphone payant accroché au mur sonnait. Un jeune Antonio Serafino sortit de la cuisine pour répondre. Il avait pris l’autobus avant celui d’Annegret le ramenant d’une petite usine où il travaillait à la fabrication de lampes et de tables en fer. Ils se lancèrent un regard. L’histoire ne dit pas ce qui a traversé leurs esprits, mais nous pouvons affirmer qu’il ne s’agissait pas d’un coup de foudre…Cependant, leurs regards laissaient transparaître la curiosité qu’ils nourrissaient l’un envers l’autre.

Après trois mois, ils vivaient une romance. Nul besoin ici d’aborder la période tumultueuse de leurs premières fréquentations. Il était son héros de la classe ouvrière et elle, sa princesse bourgeoise.

D’accord, trop de clichés. Reprenons du début.

Il la harcelait implacablement et l’accusait d’être une enfant suisse gâtée, riche et bourgeoise, fréquentant les écoles de Florence, jusqu’au jour où elle en a eu assez. Elle lui a lancé le défi de retomber les deux pieds sur terre et de retourner sur les bancs d’école pour que son rêve de devenir orfèvre se réalise. Et c’est ce qu’il a fait.

Ils étaient tous deux des jeunes désireux de s’affranchir du poids que le destin de leur héritage respectif leur imposait. Elle a chéri sa sagesse de venelles. Il a trouvé un réconfort dans son aisance à se mouvoir entre culture et société. Elle avait grandi en écoutant ses parents lui raconter, à l’heure du coucher, des fables tirées de la mythologie grecque. Il avait grandi dans ces endroits mystérieux où ces histoires s’étaient déroulées.

Sa mission à elle consistait à démentir la notion typiquement européenne que la fille de parents universitaires ne pouvait être une artisane. Sa mission à lui consistait à accomplir ce que son père, un cordonnier qui avait grandi dans l’Italie de la Seconde guerre mondiale, n’avait pu accomplir.

Une relation karmique? Peut-être.

À ce moment, ils n’avaient aucune idée dans quoi ils s’engageaient. Ils n’avaient aucune idée qu’ils jetaient les bases de ce qui allait devenir un atelier de bijoux effervescent et d’excellence du nom de SERAFINO.